Introduction
Derrière les combats spectaculaires et les armures zodiacales de Saint Seiya, Masami Kurumada a bâti une véritable cosmogonie parallèle : l’Hypermythe (ハイパーミス, haipāmisu, également orthographié Hyper-Myth). Il ne s’agit pas simplement d’un décalque de la mythologie grecque, mais d’un récit fondateur original qui réinterprète et fusionne plusieurs traditions religieuses et mythologiques du monde entier pour raconter la véritable histoire de l’univers de Saint Seiya.
Origine et étymologie du terme
Le terme provient directement d’une note de prononciation en furigana présente dans le Saint Seiya Cosmo Special, un supplément publié par Shûeisha. Le mot japonais utilisé, chōshinwa (超神話), signifie littéralement « ultra-mythologie » ou « hyper-mythologie ». C’est dans ce même ouvrage qu’a été publiée la « Grande Chronique des Guerres Saintes », le document qui relate l’ensemble de ce récit cosmogonique.
Une mythologie hybride
Le principe fondateur de l’Hypermythe est de présenter la mythologie de Saint Seiya comme le résultat d’un mélange de toutes les mythologies, légendes et religions terrestres. Kurumada ne se contente donc pas de piocher dans le panthéon grec : bouddhisme, christianisme et autres traditions religieuses y trouvent leur place, réinterprétées à travers un même prisme cosmologique.
Le récit cosmogonique
Le Néant et le Big Bang
Au commencement n’existait que le Néant, ou le Chaos. Deux entités s’y manifestèrent : le Ciel (Ouranos) et la Terre (Gaïa). De leur union naquirent les premières races, les Titans et les Géants, les Titans prenant rapidement l’ascendant sur ces derniers.
Ce fut ensuite le Big Bang, souvent associé à Chronos (Cronos), le Titan père de Zeus, qui mit fin au Néant et donna naissance à l’univers tel qu’on le connaît, en y répandant une énergie particulière.
Le Big Will
Cette énergie issue du Big Bang porte un nom : le Big Will, littéralement la « volonté divine ». Elle se serait diffusée à travers le cosmos sous forme d’éclairs de lumière, insufflant une forme de conscience et d’âme à tout ce qu’elle touchait. C’est cette notion qui explique, dans la logique interne de la série, l’influence des astres et des constellations sur le destin des héros.
Selon l’Hypermythe, tout être capable d’unir son esprit au Big Will peut accéder à la divinité. Le récit cite ainsi Bouddha, qui aurait atteint le Nirvana après des décennies de méditation, ou encore le Christ, présenté comme une réincarnation de son propre père — illustration directe du syncrétisme religieux propre à cette mythologie.
La naissance des dieux
Trois entités seules seraient d’essence purement spirituelle et non terrestre : Gaïa (la Terre), Ouranos (le Ciel) et Pontos (l’Océan). Ce sont ensuite Zeus, Hadès et Poséidon qui, en tant que premiers humains à avoir éveillé leur conscience au contact du Big Will, furent vénérés comme des dieux. Ils se partagèrent alors le monde : la Terre et les Cieux pour Zeus, le royaume des morts pour Hadès, les océans pour Poséidon — une répartition qui reprend directement la mythologie grecque classique tout en l’ancrant dans la logique propre à l’Hypermythe.
Fait notable : Zeus n’apparaît jamais explicitement dans la série, mais plusieurs indices laissent penser qu’il se serait réincarné en Mitsumasa Kido, le grand-père adoptif de Saori et fondateur de la Fondation Graad.
Prométhée et la création de l’humanité
L’Hypermythe attribue également à Prométhée l’origine de l’espèce humaine : errant sur une Terre désertique, il aurait façonné les premiers hommes à partir d’argile, à l’image des divinités elles-mêmes.
La naissance des Armures
Une réponse à la guerre contre Poséidon
Selon l’Hypermythe, les Armures (Cloths) ne sont pas des reliques éternelles : elles ont une date de naissance précise, qui se situe durant l’époque mythologique, lors de cette toute première Guerre Sainte contre Poséidon évoquée plus haut. Face aux Écailles (Scales) indestructibles portées par les Marinas de Poséidon, l’armée d’Athéna se trouve en trop grande difficulté : la déesse décide alors de faire équiper ses propres guerriers de protections capables de rivaliser avec celles de son adversaire.
La commande aux alchimistes de Mu
Athéna confie cette tâche aux alchimistes du continent de Mu, un peuple de forgerons et d’artisans mythiques associés à la constellation du Bélier. Elle leur demande de concevoir un ensemble complet d’Armures fondées sur les 88 constellations qui organisent le ciel, chacune destinée à un guerrier particulier et porteuse d’une part de la puissance céleste de son signe.
Une alchimie de matériaux sacrés
Pour leur fabrication, les alchimistes de Mu emploient un alliage bien particulier, associant :
- l’Orichalque, présenté comme le « métal des dieux », que la légende situe à l’origine en Atlantide ;
- le Gammanium, un hypermétal aux propriétés extraordinaires ;
- la Poussière d’Étoiles, matière céleste censée relier chaque Armure à sa constellation d’origine.
Le sang du Chevalier destiné à la porter intervient également dans le processus : parce qu’il est chargé de Cosmos, il permet de lier intimement l’Armure à son futur propriétaire — un rite non dénué de risques, certains prétendants ne survivant pas à l’opération.
Des armures vivantes, organisées en rangs
Résultat de cette fabrication, les Armures d’Athéna sont considérées comme de véritables entités vivantes, en symbiose avec le Chevalier qui les porte : elles peuvent se blesser, se régénérer avec le temps, ou même « mourir » si les dégâts sont trop importants. Cette hiérarchie de puissance se répartit en plusieurs rangs — Bronze, Argent et Or, ces dernières correspondant aux douze signes du Zodiaque traversés par le Soleil et constituant l’élite absolue de l’armée d’Athéna.
Seuls les descendants du peuple de Mu, comme Mû du Bélier lui-même ou son disciple Kiki, conservent le savoir-faire nécessaire pour réparer ces Armures lorsqu’elles sont endommagées, perpétuant ainsi, siècle après siècle, l’artisanat originel né lors de cette première Guerre Sainte.
Des cas particuliers
L’univers de l’Hypermythe compte aussi des armures d’exception qui s’écartent de cette origine commune : les Armures de la Couronne Solaire (Corona Cloths), portées par les Guerriers d’Abel et d’une puissance comparable à celle des Armures d’Or, ou encore les Armures Divines (God Cloths), présentées comme le stade ultime d’évolution d’une Armure, que revêtent par exemple les cinq Chevaliers de Bronze historiques lors de leur assaut final sur l’Elysion.
Les Écailles de Poséidon
Une réponse militaire à la puissance d’Athéna
Envieux des prérogatives d’Athéna, Poséidon fut, selon l’Hypermythe, le tout premier dieu à doter ses guerriers d’armures de combat. Dans son royaume sous-marin, il rassembla ses combattants les plus puissants, les Marinas, et leur fit forger des protections en orichalque appelées Écailles (Scales). Cette avance technologique explique la défaite initiale d’Athéna : privée encore de ses propres Armures, elle n’opposait que des combattants à mains nues face à des adversaires cuirassés, ce qui décima ses troupes et l’obligea finalement à faire fabriquer les Cloths par les alchimistes de Mu.
Une armée organisée en trois rangs
Les Marinas se répartissent en trois échelons : les Soldats Marinas, au rang le plus modeste et portant tous une Écaille bleue identique, puis les Marinas ordinaires, et enfin les sept Généraux Marinas, l’élite absolue de l’armée de Poséidon. Considérés comme les équivalents des Chevaliers d’Or, ces Généraux ne nécessitent aucun entraînement classique : ce sont les Écailles elles-mêmes qui les choisissent, en détectant chez certains individus un potentiel inné, indépendamment de toute expérience de combat.
Chaque Général protège l’un des sept piliers des Océans, ces colonnes titanesques qui soutiennent le Sanctuaire sous-marin de Poséidon — une structure aussi grande qu’un continent, généralement associée à l’Atlantide engloutie — de la même manière que les douze Maisons du Zodiaque protègent le Sanctuaire d’Athéna. Leurs Écailles représentent des créatures directement issues des légendes marines : l’Hippocampe, le Dragon des Mers, Scylla ou encore la Néréide.
Les Surplis d’Hadès
Des armures habitées par des étoiles maléfiques
Les Surplis (冥衣, Sāpurisu) sont les protections portées par les Spectres, l’armée d’Hadès, forte de 108 guerriers. Contrairement aux Cloths d’Athéna, ce n’est pas tant le combattant qui anime son armure que l’inverse : chaque Surplis abrite en son sein une étoile maléfique correspondant à l’âme d’un Spectre, cette étoile se réincarnant de génération en génération à travers différents hôtes humains. Le Surplis choisit et transforme le corps qu’il investit pour le rendre apte à le porter, au point que certains rangs de Spectres sont considérés comme de simples instruments au service de leur armure plutôt que l’inverse.
Deux grandes catégories
Les 108 étoiles se répartissent en deux familles : les 72 étoiles terrestres (地星, Chisei) et les 36 étoiles célestes (天星, Tensei), ces dernières étant généralement réservées aux Spectres les plus puissants, dont les trois Juges des Enfers — Rhadamanthe, Minos et Éaque. Comme les Écailles ou les Cloths, les Surplis s’inspirent le plus souvent de créatures et figures issues de mythologies très diverses (grecque, mais aussi hindoue ou nordique), illustrant une nouvelle fois le principe syncrétique cher à l’Hypermythe.
Les God Cloths d’Asgard
Des armures à part, liées à la Grande Ourse
Aux côtés des Cloths, des Écailles et des Surplis, l’univers de l’Hypermythe compte une quatrième grande famille d’armures : les God Robes (神闘衣), portées par les Guerriers Divins au service d’Odin et de sa terre sacrée, l’Asgard, dans le grand Nord scandinave. Contrairement aux Cloths d’Athéna, associées aux 88 constellations du zodiaque et du ciel profond, les God Robes sont liées aux sept étoiles de la Grande Ourse : Alpha, Bêta, Gamma, Delta, Epsilon, Zêta et Êta. Une huitième armure, Alcor, existe également en tant que copie de celle de Zêta.
Une résistance proche des Armures d’Or
Chaque God Robe est ornée d’un Saphir d’Odin, une pierre bleue sans pouvoir particulier en elle-même, mais dont la réunion des sept exemplaires permet de libérer la légendaire Robe d’Odin, scellée dans la statue du dieu et accompagnée de son épée, le Balmung. Les God Robes se distinguent par une résistance très supérieure à celle des Armures d’Argent, se rapprochant sensiblement de celle des Armures d’Or — elles résistent en effet remarquablement bien face aux Chevaliers de Bronze, alors même que ces derniers combattent déjà avec la maîtrise du Septième Sens.
Une origine plus mystérieuse que celle des autres armures
À la différence des Cloths, des Écailles ou des Surplis, l’origine exacte des God Robes reste floue dans le récit : on sait seulement qu’elles sommeillaient depuis des milliers d’années avant les événements de l’arc d’Asgard, sans qu’aucun forgeron ni processus de création ne soit clairement identifié. Il est notable que le légendaire guerrier Siegfried, dont s’inspire le nom du Guerrier Divin moderne, aurait terrassé le dragon Fafnir durant l’époque mythologique sans porter de God Robe — ce qui suggère que ces armures auraient été forgées plus tardivement, durant l’ère des hommes. Cet arc d’Asgard, ajouté spécifiquement pour l’anime entre la bataille du Sanctuaire et celle de Poséidon, occupe d’ailleurs une place particulière dans l’Hypermythe : plusieurs sources le considèrent comme non canonique par rapport au manga original de Kurumada.
Le détail des 88 constellations
Une base résolument astronomique
L’Hypermythe s’appuie sur un fait bien réel : le ciel compte aujourd’hui exactement 88 constellations officielles, une liste établie en 1928 par l’Union astronomique internationale à partir des 48 constellations recensées par l’astronome grec Ptolémée dans son Almageste, complétées au XVIIIe siècle par les 16 constellations ajoutées par l’astronome français Nicolas-Louis de Lacaille. Kurumada a choisi de faire correspondre ce nombre exact à celui des Armures d’Athéna, ancrant ainsi sa mythologie fictive dans une réalité astronomique vérifiable.
Une hiérarchie à quatre niveaux
Ces 88 Armures se répartissent en quatre catégories de puissance croissante :
- 48 Armures de Bronze, les plus nombreuses, associées aux constellations les moins étendues ou les moins brillantes ;
- 24 Armures d’Argent, d’un niveau intermédiaire ;
- 12 Armures d’Or, correspondant aux douze signes du Zodiaque traversés par le Soleil, constituant l’élite du Sanctuaire ;
- 4 Armures de classe inconnue, aux caractéristiques particulières qui les distinguent des trois catégories précédentes.
Des libertés créatives assumées
Dans les faits, la série a pris quelques libertés avec ce cadre théorique : certaines Armures portées par des personnages secondaires, notamment dans l’anime, correspondent à des créatures (la Tarentule, le Lotus…) qui ne figurent pas parmi les 88 constellations officielles — une incohérence mineure, mais révélatrice de la manière dont l’Hypermythe, conçu à l’origine comme un cadre cohérent, a ensuite été librement étendu au fil des adaptations et des besoins du récit.
Les Guerres Saintes : le cœur du récit
Un conflit cyclique entre Athéna et les dieux maléfiques
La Guerre Sainte (聖戦, Seisen) désigne, dans l’Hypermythe, l’affrontement récurrent entre Athéna et une autre divinité cherchant à conquérir ou à détruire la Terre, chacune accompagnée de son armée de guerriers. Si Athéna a dû faire face à plusieurs adversaires divins au fil des siècles, c’est le conflit qui l’oppose à Hadès, son ennemi le plus acharné et le plus récurrent depuis l’époque mythologique, qui a fini par donner son nom générique au phénomène : quand les Chevaliers parlent de « la » Guerre Sainte, ils désignent le plus souvent cette lutte séculaire contre le seigneur des Enfers.
Ce n’est donc pas un événement unique mais un cycle qui se répète à travers l’Histoire, Athéna se réincarnant sur Terre à chaque fois que l’humanité est menacée, entourée de Chevaliers qui sont eux-mêmes, selon certaines interprétations, des réincarnations successives des mêmes âmes guerrières.
L’époque mythologique : les premiers affrontements
Selon la Grande Chronique des Guerres Saintes, les tout premiers conflits remontent directement à l’âge des dieux, quand Zeus, Hadès et Poséidon venaient de se partager le monde. Athéna y affronte déjà séparément Poséidon et Hadès pour la domination de la Terre.
C’est également à cette époque mythologique qu’intervient un troisième grand rival : Arès, le dieu de la Guerre. Présenté par la Chronique comme le plus brutal de tous les dieux, Arès aurait semé la discorde à travers le monde entier pour pousser les hommes à s’entre-tuer, avant d’être lui aussi affronté par Athéna et ses Chevaliers.
Le XIIIe siècle : une décennie de guerres en cascade
Les Gaiden de The Lost Canvas précisent qu’au XIIIe siècle, l’armée d’Athéna dut mener coup sur coup pas moins de trois guerres majeures : une première contre Arès, une seconde contre Poséidon, puis une Guerre Sainte contre Hadès — signe que ce cycle de conflits divins ponctue régulièrement l’histoire de l’Hypermythe bien au-delà du seul face-à-face avec Hadès popularisé par la série originale.
La guerre sainte de 1743
Deux siècles avant les événements du manga original, une nouvelle Guerre Sainte contre Hadès éclate, en Italie puis en Grèce. C’est cette guerre que raconte Saint Seiya: The Lost Canvas, à travers les figures de Tenma, réincarnation du Chevalier Pégase, de son amie Sasha, réincarnation d’Athéna, et d’Alone, choisi comme réceptacle du seigneur des Enfers. On y retrouve aussi des Chevaliers d’Or plus jeunes, comme Dohko de la Balance et Shion du Bélier, qui survivront jusqu’à l’époque moderne. Ce conflit se solde par de très lourdes pertes du côté des Chevaliers, dont le souvenir hantera encore leurs successeurs deux siècles plus tard.
La guerre sainte du XXe siècle
C’est cette même guerre ancestrale qui refait surface, deux cents ans après, dans l’intrigue principale de la série originale : la Guerre Sainte d’Hadès Elysion, qui voit Saori Kido (réincarnation d’Athéna) et ses Chevaliers de Bronze — Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki — affronter Hadès, réincarné à son tour dans le corps d’un jeune homme innocent, ainsi que son armée de Spectres. Les survivants de la précédente guerre, comme Dohko ou Shion, jouent alors un rôle clé de passeurs de mémoire entre les deux conflits.
Une structure narrative avant tout
Ce principe de guerre cyclique, documenté par la Grande Chronique des Guerres Saintes, permet à Kurumada de justifier la continuité de son univers : les mêmes archétypes de héros (Pégase, Dragon, Cygne, Bélier, Balance…) et les mêmes ennemis divins reviennent d’époque en époque, ce qui a ouvert la voie à de nombreux récits complémentaires centrés sur d’autres Guerres Saintes que celle de Saori et Seiya, aussi bien dans l’œuvre de Kurumada lui-même que dans les spin-offs qu’il a autorisés (The Lost Canvas, Saintia Shô, Next Dimension…).
Frise chronologique de l’Hypermythe
Voici, dans l’ordre, les grandes étapes du récit tel que le reconstitue la Grande Chronique des Guerres Saintes :
- Le Néant / le Chaos — Rien n’existe encore, si ce n’est le vide originel.
- L’apparition d’Ouranos et Gaïa — Le Ciel et la Terre se manifestent et s’unissent, donnant naissance aux Titans et aux Géants.
- Le Big Bang — Associé à Chronos, il met fin au Néant et répand à travers le cosmos le Big Will, source de conscience et d’âme.
- La naissance des dieux — Zeus, Hadès et Poséidon, premiers hommes à s’unir au Big Will, deviennent des dieux et se partagent la Terre, les Enfers et les Océans.
- Prométhée façonne l’humanité — À partir d’argile, sur une Terre encore déserte.
- L’époque mythologique : les premières Guerres Saintes — Athéna affronte successivement Poséidon, Hadès et Arès pour la domination du monde.
- La naissance des Cloths — Débordée par les Écailles des Marinas de Poséidon, Athéna fait forger par les alchimistes de Mu les 88 Armures fondées sur les constellations.
- Le XIIIe siècle : trois guerres en cascade — Contre Arès, puis Poséidon, puis Hadès.
- 1743 : la Guerre Sainte contre Hadès (The Lost Canvas) — Tenma, Sasha et Alone, en Italie puis en Grèce ; seuls Dohko et Shion survivront jusqu’au XXe siècle.
- XXe siècle — l’arc d’Asgard (anime, hors continuité manga) — Réveil des God Robes et des Guerriers Divins d’Odin dans le Grand Nord.
- XXe siècle — la Guerre Sainte contre Poséidon — Julian Solo, réincarnation de Poséidon, tente de submerger la Terre depuis son Sanctuaire sous-marin.
- XXe siècle — la Guerre Sainte d’Hadès Elysion — Ultime affrontement entre Saori Kido (Athéna), les Chevaliers de Bronze et l’armée des 108 Spectres, point culminant du récit original de Kurumada.
Où retrouver l’Hypermythe
Ce récit cosmogonique n’apparaît pas dans le manga original mais dans des supports annexes, notamment le Cosmo Special, où il est présenté comme un dossier documentaire fictif intitulé la Grande Chronique des Guerres Saintes. Il a ensuite été largement repris et développé par la communauté des fans, notamment dans des univers de jeu de rôle amateurs consacrés à Saint Seiya, qui s’en servent comme toile de fond narrative officielle pour situer leurs propres histoires.
Pourquoi l’Hypermythe compte
Au-delà de l’anecdote, l’Hypermythe donne à Saint Seiya une cohérence mythologique propre, distincte d’un simple emprunt à la mythologie grecque. Il permet d’expliquer des éléments centraux de la série — le lien entre les chevaliers et leurs constellations, la nature du Cosmos, le statut des dieux et leurs réincarnations successives — en les inscrivant dans un système cosmogonique unifié et volontairement syncrétique, à l’image de l’ambition de Kurumada de créer un univers mythologique total.
Laisser un commentaire